Blessures de deuil

à Hugo.

Aujourd’hui, Hugo aurait eu vingt-trois ans.

Mais il est mort le 19 janvier 2007, emporté par un cancer.

Je n’en parle jamais. J’y pense toujours. Encore, toujours.

Dans le deuil s’enfoncent des échardes, comme d’indicibles blessures.

Dans le deuil serpentent les regrets.

Dans le deuil surgissent les affres de l’oubli.

La souffrance de son absence, l’oppression de la maladie, la grandeur des sentiments, leur déraison, le poids des non-dits, l’écueil de l’espoir, le fracas de sa mort, l’oubli de son visage, les tourments de la mélancolie, la fragilité de la vie, les regrets et les remords, tout se mêle et s’entrechoque, et je suis là, encore en vie, mais si vulnérable, encore en vie, mais—

encore en vie.

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